Suivez-nous
Architecture sans frontières Québec - Esplanade Québec
économie circulaire, architecture sans frontières, Québec, impact environnemental
9880
post-template-default,single,single-post,postid-9880,single-format-standard,bridge-core-2.3.2,tribe-no-js,ajax_updown_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,side_menu_slide_from_right,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-21.8,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-6.10.0,vc_responsive

Portrait d’impact: Architecture sans frontières Québec, de la solidarité à l’économie circulaire

Architecture sans frontières Québec détourne les matériaux de la construction destinés à l’enfouissement. Son objectif : réduire l’impact environnemental de ce secteur grâce à l’économie circulaire.

Architecture sans Frontières Québec (ASFQ) est un organisme de bienfaisance créé par l’Ordre des architectes il y a près de 15 ans. Il aide à ce titre les communautés vulnérables à renforcer leur capacité. L’idée est de développer une architecture solidaire en soutien aux autochtones, aux itinérants ou aux populations victimes de catastrophes naturelles au Québec et ailleurs dans le monde.

La circularité des matériaux de la construction

En 2017, l’organisme ajoutait une nouvelle corde à son arc en se lançant dans un modèle d’économie circulaire des déchets provenant du secteur de la construction. « On était devant le constat d’un immense gaspillage de ressources » explique Bruno Demers, directeur général de l’organisme. Et pour cause : « Le secteur du bâtiment est responsable de 30% des ressources extraites, des gaz à effet de serre et des déchets dans le monde ». Rien qu’au Québec, les chantiers produiraient chaque année près de 3 millions de tonnes de matériaux résiduels dont la quasi-totalité finirait dans des sites d’enfouissement. Poignées de porte, bois de grange ou éviers, ce projet d’économie circulaire vise à récupérer des matériaux de qualité issus de la démolition ou des surplus liés aux erreurs de commandes sur les chantiers. Ces matériaux sont ensuite réutilisés dans des projets communautaires, à l’instar du Bâtiment 7 à Montréal. Ils sont aussi vendus aux particuliers et aux petits entrepreneurs.

L’Esplanade, tremplin vers la croissance

Pour maximiser l’impact de cette initiative, Bruno Demers participait à la cohorte du programme Accélération d’Esplanade Québec en 2019. « Le simple fait d’être accueilli dans ce programme, nous a donné de la crédibilité et nous a donné confiance dans notre projet. » Les exercices proposés tout au long de ce parcours ont notamment aidé l’organisme à adopter une stratégie plus claire. « Ils nous ont permis à mieux nous comprendre à l’interne et à mieux communiquer notre proposition de valeur à l’externe ». De même, les ateliers de design thinking ont contribué à développer une meilleure compréhension de la clientèle de l’AFSQ. En particulier les 4350 membres de l’ordre des architectes. « Cet exercice nous a appris à approcher le réemploi non seulement par une rhétorique écologiste mais aussi comme une force créative du processus de design [pour attirer cette clientèle]».

Et après?

Malgré la pandémie, l’ASFQ a su tirer son épingle du jeu. Récipiendaire du premier prix du concours Québec circulaire en 2021, ce projet a en effet attiré des bailleurs de fonds. Notamment la ville de Montréal qui lui octroyait 500 000$ l’an dernier. De quoi « redémarrer une phase de croissance » par l’acquisition d’Éco-Réno, une entreprise d’économie sociale spécialisée dans la récupération de matériaux de construction patrimoniaux. « C’est venu accélérer notre projet d’affaire : nous avons hérité d’une dizaine de milliers de clientèle et d’une marque existante avec un portefolio d’impact de presque 20 ans ». L’ambition dorénavant est de trouver un entrepôt d’une plus grande capacité pour remettre en circulation 2 000 tonnes de matériaux chaque année d’ici cinq ans.

Construction de l’abris gare du REM de Bois-Franc
Construction de l’abris gare du REM de Bois-Franc


[class^="wpforms-"]
[class^="wpforms-"]
[class^="wpforms-"]
[class^="wpforms-"]