Suivez-nous
Portrait de coach: Christophe Goffoz - Esplanade
Christophe Goffoz, entrepreneur d'expérience, est coach à l'Esplanade. Découvrez son parcours inspirant et sa méthode d'accompagnement!
coach, esplanade, entrepreneur, entrepreneuriat, entrepreneur d'impact, projet d'impact, christophe goffoz, accompagnement
4414
post-template-default,single,single-post,postid-4414,single-format-standard,bridge-core-2.3.2,tribe-no-js,ajax_updown_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,side_menu_slide_from_right,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-21.8,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-6.2.0,vc_responsive

Portrait de coach: Christophe Goffoz

Christophe Goffoz, entrepreneur d’expérience, est coach à l’Esplanade depuis 2017. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui pour discuter de sa carrière et de sa vision du coaching, dans le cadre de cette nouvelle série d’articles « Portraits de coach.e.s », qui débute avec celui-ci.
Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Au niveau académique, je suis un ingénieur chimiste. J’ai fait un Mastère Spécialisé à HEC Paris et j’ai travaillé d’abord dans des multinationales du domaine pharmaceutique, en Europe, puis au Canada. En 2015, j’ai souhaité mettre mes compétences à profit pour des organisations plus petites : j’avais fait du développement d’affaires très longtemps pour de grosses organisations, là, ce que je voulais, c’était aller justement vers le monde de l’entrepreneuriat et de la start-up. J’ai moi-même fondé des compagnies, et ça fait quelques années que j’accompagne des entreprises, que ce soit par l’Esplanade ou au sein d’autres organisations. Maintenant, j’en ai fait mon activité à temps plein.

La vie d’entrepreneur, c’est une série de montagnes russes.
C’est un parcours impressionnant ! Quelle a été la période la plus marquante dans tout ça ?

Ça va être difficile de choisir, il y en a quand même quelques-unes…Une qui m’a beaucoup marqué, c’est la fois où j’ai décidé de quitter mon premier emploi. Je me suis dit, « il faut que je prenne ça en main », parce que c’était ce que je voulais faire. Je pense que la deuxième, c’est quand j’ai décidé que je changeais complètement de carrière : j’avais un parcours qui était tout tracé dans la multinationale dans laquelle je travaillais, puis j’ai décidé de quitter, un peu contre toutes les attentes. Après, je dirais que la vie d’entrepreneur, c’est une série de montagnes russes avec des bons coups, des moins bons coups ; les bons coups sont très marquants et les moins bons coups marquent tout autant.

Ça a l’air exigeant d’être entrepreneur en tout cas, il faut toujours se préparer à l’imprévu.

Oui absolument, et être entrepreneur, en fait, c’est être responsable de tout. Pas forcément avoir le contrôle sur tout : c’est important que les entrepreneurs le reconnaissent. Il y a une dimension « travaille sur ce que tu contrôles », mais si on ne dort pas pour des éléments qui sont indépendants de soi ou de sa compagnie, on risque d’avoir une vie difficile. Il faut aussi savoir faire preuve d’humilité quand on est entrepreneur, célébrer les bons coups et faire le dos rond quand il y en a des mauvais qui passent.

Quel a été le plus grand défi de votre carrière ?

Je dirais que le plus grand défi, c’est vraiment le facteur humain, que ce soit externe, c’est-à-dire la collaboration avec les autres, et savoir bien s’entourer, et le facteur humain aussi en interne, c’est-à-dire toi entrepreneur face à toi-même : comment tu fais pour mieux te connaître, pour connaître quelles sont tes forces et travailler dans ces domaines-là, et connaître quelles sont tes faiblesses, et trouver les personnes qui vont pouvoir les combler.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir coach à l’Esplanade ?

C’est vraiment l’envie de redonner, en prenant l’expérience et la compétence qu’on a pu acquérir avec le temps, puis en la partageant avec des gens qui sont peut-être un peu plus tôt dans leur parcours et à qui on peut éviter certains écueils, ou qu’on peut accélérer plus rapidement que ce qu’ils auraient fait eux-mêmes.

Est-ce que vous avez eu des coachs vous-même ?

Oui, bien sûr. Ce n’étaient pas des coachs formels, c’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là en tant que coachs. J’ai toujours beaucoup cru à la rencontre et au fait d’être bien entouré, même dans la vie en général. Mais dans ma carrière, j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui m’ont pris sous leur aile et qui m’ont accompagné comme des mentors. Quand j’ai commencé ma carrière, tout jeune, ou quand il y a eu des moments où les transitions ont été plus difficiles, j’ai toujours eu la chance de pouvoir compter sur le support de personnes qui m’ont fait bénéficier de leur expérience et je pense que c’est important, en fait. Pendant longtemps, on a fonctionné dans le compagnonnage, où il y avait des plus anciens qui formaient les gens plus jeunes et je pense que cette transmission d’expérience, c’est vraiment important qu’on la conserve.

J’ai toujours beaucoup cru à la rencontre et au fait d’être bien entouré.
Est-ce qu’il y a eu une expérience de coaching avec l’Esplanade qui vous a particulièrement marqué ?

Les expériences de coaching sont vraiment uniques, il est donc délicat d’en pointer une plus que l’autre. On a la chance d’être dans un contexte où on peut construire avec les entrepreneurs des liens qui sont assez forts. J’ai eu la chance d’accompagner pas mal d’entreprises, certaines avec lesquelles j’ai toujours contact, même si ça fait trois ans que le coaching est terminé. On les regarde se développer. Ce qui est le plus gratifiant, c’est de voir l’impact qu’on peut avoir sur la trajectoire, sur le changement du modèle d’affaires, même sur l’attitude de l’entrepreneur.

Notre travail, c’est de les accompagner.
Qu’est-ce qui rend une expérience de coaching particulièrement marquante ?

Ce qui est le plus marquant, c’est d’arriver dans un dossier où on est capable, parce qu’on a un peu plus de recul, de guider l’entrepreneur. Il ne faut jamais oublier que ça reste le projet de l’entrepreneur. On n’est pas là pour lui dire quoi faire, parce que les décisions, c’est lui qui vit avec. On est là pour lui pointer différentes directions et lui indiquer certains risques, certains avantages à faire de telle ou telle façon. Notre travail, c’est de les accompagner.

Quand un entrepreneur arrive dans une cohorte, qu’est-ce qui fait que son projet fonctionne ou non ? Est-ce que c’est une question d’attitude ?

Il y a un proverbe asiatique qui dit qu’on ne peut pas remplir une tasse de thé qui est déjà pleine. L’attitude d’ouverture, d’accueil, d’écoute, de se faire challenger et de pas mettre de l’ego au milieu, c’est ce qui fait que les accompagnements fonctionnent le mieux. Ensuite, il y a toujours des compatibilités de caractère, mais ça c’est normal, c’est entre deux individus, donc il y a des relations de coaching qui marchent plus ou moins bien, puis normalement, on fait un assez bon travail préparatoire avant, pour voir avec qui ça pourrait fitter, parce que l’Esplanade connaît bien ses coachs. Et ensuite, c’est vraiment de mettre le travail et les efforts qu’il faut. On ressort de ces cohortes ce qu’on met, aussi. Il y a des entrepreneurs qui, pour plein de raisons, peuvent mettre un peu moins de temps, un peu moins d’efforts, et c’est sûr que c’est plus compliqué à faire avancer. Ceux qui s’y mettent pleinement en sortent avec beaucoup de valeur.

Quels sont les enjeux sociaux et environnementaux qui vous touchent le plus et pourquoi ?

Au niveau environnemental, il y a d’abord la consommation énergétique, parce que c’est ce qui nous pose le plus de problèmes. Notre société est fondée aujourd’hui sur l’utilisation du carbone, et malheureusement, cette civilisation carbonée ne peut durer qu’un temps. Ça, c’est un des grands enjeux du futur. Et puis il y a la consommation tout court : comment on fait pour mieux consommer des produits qui vont être plus durables, tout ce qui est économie circulaire. 

Ce qu’on appelle l’inclusion, pour moi, ça devrait être la base, en fait.

Sur la partie sociétale, je vais dire « inclusion », même si ce n’est pas tout à fait le bon mot. En fait, ce que je souhaite, c’est qu’on n’ait plus à parler d’inclusion dans notre société : qu’on arrête de voir les gens comme des groupes, et qu’on regarde les individus comme étant une source de richesse et non plus seulement des catégories de gens. Dans ce cadre-là, il faut arriver à démocratiser l’accès à tout un tas de choses, et particulièrement le savoir, puisque pour moi, la connaissance, c’est le début de la liberté des gens. Tous les projets qui sont autour de l’accès à la connaissance, à de meilleurs services, tout ça a des impacts sociaux qui sont importants. Ce qu’on appelle l’inclusion, pour moi, ça devrait être la base, en fait.

C’est très intéressant, merci beaucoup ! En terminant, auriez-vous autre chose à ajouter ?

En remarque de conclusion, je dirais que l’Esplanade fait vraiment un excellent travail pour accompagner des projets qui se veulent à impact social et environnemental, je pense que c’est très important d’avoir un accélérateur qui est dédié à ça. J’encourage donc l’Esplanade à poursuivre sa mission et à grandir !