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Portrait d'impact: CycloChrome, l’insertion sociale à deux roues | Esplanade
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Cyclochrome

Portrait d’impact: CycloChrome, l’insertion sociale à deux roues

Cet OBNL montréalais dispense des formations en mécanique vélo pour lutter contre le décrochage scolaire, tout en apportant une solution au problème du manque de main-d’œuvre dans le secteur.

« Le vélo, c’est pas juste un loisir, c’est un moyen de transport », attaque d’emblée Pierre-Luc Langlois, directeur général de CycloChrome. Mais alors que les pistes cyclables se multiplient en ville, les mécaniciens spécialisés manquent à l’appel. Un problème que veut résoudre l’organisme montréalais. « Le manque de formation des mécaniciens de vélo est un problème, qui amène un manque de rémunération dans la profession, explique le directeur. On veut donc former des jeunes et faire en sorte que ce métier soit reconnu et rémunéré à sa juste valeur. »

Quand la Ville a créé BIXI Montréal en 2009, CycloChrome a été lancé pour gérer la flotte de vélos, mais aussi pour lutter contre le décrochage scolaire. « Ils ne voulaient pas embaucher de mécaniciens déjà formés mais plutôt donner la chance à des jeunes de développer ce métier, raconte Pierre-Luc Langlois. C’était donc orienté vers des jeunes de niveau secondaire qui avaient des difficultés en classe. » CycloChrome utilise donc la formation en mécanique vélo comme moyen pour maintenir les élèves dans le cycle de la formation professionnelle. Résultat : plus de 220 stagiaires ont été formés depuis la création de CycloChrome, qui en plus de BIXI compte également le SPVM parmi ses partenaires.

La réparation d'un vélo BIXI

La réparation d’un BIXI

L’organisme travaille actuellement sur un projet de recyclage des piles au lithium présentes dans les systèmes de vélo à assistance électrique. Mais si elle a désormais une expertise sur le sujet, il faut aussi s’occuper du développement d’affaires. C’est alors que PME Montréal incite CycloChrome à s’inscrire au programme Ébullition de l’Esplanade, où l’organisme se fait attribuer Sabine Kerner comme coach. « Sabine nous aide autant pour le développement des affaires que pour notre branche marketing. C’est aussi notre coach pour les mesures d’impact social, souligne le directeur. Ça a été un fit parfait : sa rigueur d’analyse et sa structure nous ont plu, et on avait la même vision. Elle ne fait pas juste nommer les idées ; elle est capable de les mettre en action si elle voit qu’on a une lacune à ce niveau. »

« Si ça se déplace à deux roues, on va être là »

L’organisme, qui compte aujourd’hui 52 employés à ses locaux du quartier Rosemont, a en effet profité de la pandémie pour vider ses tables à dessin et développer son offre et ses services : tous les projets ont été poussés et concrétisés pour s’inscrire encore plus dans le monde du vélo, que ce soit pour assister un cycliste récréationnel, quelqu’un qui veut juste se déplacer à vélo ou un cycliste qui fait de la compétition.

Des employés de CycloChrome

« On veut aider plus de cyclistes et du même fait bonifier l’expérience pour les stagiaires. En travaillant seulement en BtoB, on ne rencontrait que des clients uniques avec des flottes de vélos, et l’échange dans le service à la clientèle était moins là. On avait donc une lacune au niveau de la formation en ventes, en facturation et en paiement. » CycloChrome offrira donc dès septembre une formation de niveau professionnel orientée vers les clients particuliers. Les services sont ainsi développés selon les besoins des clients, et n’importe qui – cycliste voyageur, cycliste urbain, etc. – peut donc venir suivre une formation liée à son expérience. « Nous, si ça se déplace à deux roues, on va être là », résume le directeur.

L’organisme compte également s’étendre dans d’autres villes de la province d’ici un à trois ans. La capitale nationale est notamment dans la ligne de mire; la métropole va en effet avoir un système de vélo en libre partage à partir de septembre prochain. « C’est pas parce qu’on est une entreprise d’économie sociale qu’on ramasse juste les miettes qui tombent, conclut Pierre-Luc. On a autant le droit que n’importe quelle entreprise de faire de gros projets et de rechercher du bénéfice pour le distribuer à nos élèves et employés… »

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