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8 projets d’impact pour une nouvelle cohorte en systèmes alimentaires - Esplanade Québec
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8 projets d’impact pour une nouvelle cohorte en systèmes alimentaires

L’Esplanade est heureuse d’accueillir une nouvelle cohorte d’entrepreneur.e.s dans sa grande communauté d’impact ! Cette 11e cohorte Collision regroupe des solutions innovantes qui visent à bâtir des systèmes alimentaires durables partout au Québec. Protéines d’insectes, serres sur toit, valorisation de déchets, nouvelles technologies… les projets sont variés !

Ces 8 équipes entrepreneuriales ont été sélectionnées au terme d’un bootcamp qui leur a fait découvrir notre Impact Gaps Canvas, outil qui permet de mieux comprendre le problème auquel on s’attaque pour valider sa solution et dénicher de nouvelles opportunités.

Dans les prochains mois, elles bénéficieront de nos ateliers stratégiques et de 15 heures de coaching personnalisé.

Un grand merci à la Ville de Montréal pour son implication dans cette cohorte.

Emissions Reduction Now

Un projet représenté par Jean-Christophe Mortreux et Thomas Guinaudeau.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Les services de restauration souhaitant mesurer et réduire leur empreinte carbone sont de plus en plus nombreux, mais il leur est difficile de le faire.

La solution d’impact :

Un logiciel permettant aux services de restauration d’estimer l’empreinte carbone de leur offre et de la communiquer.

Quelques mots sur le projet

L’objectif d’Emissions Reduction Now (ERN) : contribuer à bâtir une société bas carbone à partir de données fiables. 

Après avoir développé Climat en Chef, la première application mobile grand public permettant de calculer l’empreinte carbone de recettes, ERN s’attaque à plus grand. Leur nouveau logiciel permettra aux services de restauration de connaître leur empreinte carbone pour pouvoir ensuite la communiquer. 

Mené par une équipe d’expérience en affaires et technologie, ce projet a déjà obtenu le soutien de nombreux partenaires. D’ici 5 ans, l’équipe compte avoir développé une offre qui les positionnera comme fournisseur de choix au Québec pour les services de restauration souhaitant diminuer leur impact environnemental.

Entologik

Un projet représenté par Marc-André Hébert et Tina Druda.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Au Québec, divers problèmes touchent les systèmes alimentaires : l’insécurité alimentaire, l’empreinte carbone de l’agriculture, la dépendance à l’importation de fertilisants, etc.

La solution d’impact :

Une protéine alternative à haute concentration nutritionnelle, intégrable dans un modèle d’économie circulaire et à faible impact environnemental.

Quelques mots sur le projet

Le rapport 2013 de l’ONU a identifié la production d’insectes comestibles comme l’une des alternatives les plus prometteuses pour combattre la faim dans le monde et les changements climatiques. C’est en suivant cette recommandation que Marc-André Hébert lance le projet Entologik, qui développe des grillons comestibles biologiques à l’échelle industrielle.

La phase 1.0 de l’entreprise consistait en l’étude du comportement du grillon et de l’environnement dont il a besoin. Pour la phase 2.0, l’équipe mettra en place une usine pilote pour automatiser le procédé d’élevage. D’ici quelques années, Entologik souhaite avoir accompli une mise à l’échelle, avant l’arrivée des grands joueurs européens en Amérique du Nord.

Lyoca

Un projet représenté par Anne Moorhouse.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Au Québec, il est difficile d’avoir une alimentation locale à l’année longue et ayant une faible empreinte carbone.

La solution d’impact :

La lyophilisation de soupes et mijotés véganes, faits avec des ingrédients du Québec, et la facilitation de l’approvisionnement en fruits et légumes lyophilisés pour les Québécois.es.

Quelques mots sur le projet

La lyophilisation est une méthode de déshydratation à froid. Le processus préserve le goût, la couleur et les propriétés nutritives de l’aliment. Ceci crée un produit à très longue conservation, sans aucun additifs. Un produit sans compromis !

Les petites entreprises de transformations alimentaires se servent souvent d’aliments lyophilisés dans leurs recettes. Or, il n’existe presque aucune option québécoise, et les entreprises doivent souvent s’approvisionner en Asie ou aux États-Unis, ce qui entraîne des émissions de GES liées au transport !

Anne Moorhouse est spécialiste de la lyophilisation. Avec son équipe, elle se donne la mission de rendre la lyophilisation accessible aux Québécois.es et de produire des repas véganes sains, délicieux et rapides, avec des ingrédients locaux.

Mycélium AT

Un projet représenté par He Wang, KangLin Xing, JingFa Zhang, et Ivan Dabiré.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Au Québec, de grandes quantités de résidus de biomasse sont perdues alors qu’elles pourraient être valorisées.

La solution d’impact :

Le développement de technologies de valorisation de mycélium pour divers produits écologiques : engrais, bioplastique, matériaux de construction, viande végétale, etc.

Quelques mots sur le projet

Ce projet est à l’initiative d’une équipe de chercheurs de Rouyn-Noranda. En plus de contribuer à la transition écologique grâce à leurs produits éco-responsables, ils visent à développer de nouvelles activités agricoles dans le Nord du Québec.

Leur technologie innovante de valorisation du mycélium (des sortes de racines de champignons) se décline en 5 volets de production : un liquide de fermentation comme engrais liquide de culture hydroponique, du bioplastique, des écomatériaux de construction, de l’éco-cuir et de la viande végétale créée par lyophilisation.

L’équipe prévoit faire ses premières ventes à l’été 2023.

Mychotechnologie du Québec

Un projet représenté par Alpha Sow et Thierno Sow

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

La sécheresse, la verse, l’absorption des métaux lourds, la faible disponibilité des nutriments dans le sol baissent la qualité des céréales et ont des impacts négatifs sur l’environnement.

Leur solution d’impact :

L’utilisation d’une espèce exotique envahissante (EEE) et une souche de champignons pour extraire à moindre coût, biologiquement, un biostimulant fongique et un bio fertilisant.

Quelques mots sur le projet

Selon Environnement Canada, les espèces exotiques envahissantes (EEE) constituent désormais la deuxième plus grande menace pour la biodiversité mondiale. Au Canada seulement, elles engendrent des dépenses atteignant 2,2 milliards de dollars uniquement dans le secteur agricole. Le projet Symbiose, initié par la startup Mycotechnologie du Québec (MycoteQ), utilise l’une de ces espèces pour produire un bio fertilisant qui permet d’augmenter la production et la qualité des céréales.  

Cette initiative innovante, nourrie par des activités soutenues de R&D, a un potentiel énorme : Elle aide à optimiser la production des céréales avec un impact positif fort sur les systèmes alimentaires et sur l’environnement, dans un contexte de changement climatique.

Obius

Un projet représenté par Maxime Lavoie.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Au Canada seulement, l’équivalent de 31 milliards de dollars en nourriture est gaspillé par année : une catastrophe financière, environnementale et humaine.

La solution d’impact :

Des outils de gestion de la chaîne d’approvisionnement pour aider les distributeurs, usines alimentaires, épiceries et restaurants à réduire leur gaspillage alimentaire.

Quelques mots sur le projet

Ce projet est mené par un expert de la chaîne d’approvisionnement qui dirigeait les opérations et l’ingénierie chez Goodfood. 

Avec la plateforme qu’ils développent, Maxime Lavoie et son équipe prévoient plusieurs avantages chez leurs client.e.s : meilleure organisation des commandes, visibilité en temps réel sur l’inventaire et meilleures prévisions des ventes. Ces solutions propulsées par l’intelligence artificielle vont permettre de mieux planifier l’inventaire des aliments périssables pour réduire le gaspillage alimentaire.

Dans les six prochains mois, l’équipe prévoit continuer le développement des fonctionnalités de son produit et améliorer l’expérience client.

Sentier Urbain

Un projet représenté par Martin Filiatrault et Frédéric Côté.

Le problème auquel s’attaque le projet :

Selon l’INSPQ, 1 adulte québécois sur 4 vit de l’insécurité alimentaire ; un pourcentage encore plus élevé dans le quartier Centre-Sud de Montréal.

Leur solution d’impact :

Une ferme intérieure hydroponique, fonctionnant à l’année, aménagée dans l’ancien terminus voyageur.

Quelques mots sur le projet

Le projet de Sentier Urbain est à vocation sociale et environnementale. Il vise à la fois à nourrir les populations dans le besoin ainsi qu’à favoriser leur inclusion, et à la fois à proposer une offre alimentaire locale et écoresponsable.

Leur ferme intérieure hydroponique permettra d’étendre la période de production estivale sur toute l’année, pour atteindre trois tonnes métriques par an. Cela pourrait avoir des répercussions majeures sur la quantité de produits maraîchers pouvant ensuite être redistribués aux banques alimentaires avoisinantes.

Dans les six prochains mois, l’équipe prévoit mettre en place et opérer un système hydroponique maraîcher et tripler la production dans un horizon de 3 ans.

URBNG

Un projet représenté par M’Lisa Lee Colbert.

Le problème auquel s’attaque l’équipe :

Les changements climatiques se font ressentir de plus en plus : îlots de chaleur, perte de biodiversité, etc. Par ailleurs, l’autonomie alimentaire est insuffisante au Québec aujourd’hui.

La solution d’impact :

Une serre sur toit d’usage mixte et multi-utilisateurs pour créer des parcelles de jardin et agricoles à Montréal, selon un modèle d’abonnement.

Quelques mots sur le projet

À Montréal, les jardins communautaires n’offrent une place qu’à environ 12 000 personnes, alors que la population compte 1,78 million d’habitant.e.s. Constatant que plus de 10 000 personnes étaient inscrites sur les listes d’attente, M’Lisa Lee Colbert et son équipe ont eu l’idée de lancer ce projet développé par URBNG. 

Ce projet facilitera la création d’un espace de cultivation pour les agriculteur.trice.s individuel.le.s et les jardinier.ère.s de la ville où le climat et amoindrirait le coût de l’empreinte du transport.

L’équipe a déjà pu nouer quelques partenariats et, d’ici 5 ans, prévoit avoir construit la serre et accueilli ses premier.ère.s membres.

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